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Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/10316.2/42139

Title: Pegmatites in the region of Venturinha (Penalva do Castelo, Viseu)
Other Titles: Pegmatites de la région de Venturinha (Penalva do Castelo, Viseu)
Pegmatites in the region of Venturinha (Penalva do Castelo, Viseu)
Authors: Neves, J. M. Correia
Issue Date: 1962
Publisher: Museu e Laboratório Mineralógico e Geológico da Universidade de Coimbra
Centro de Estudos Geológicos
location : Coimbra
Abstract: I — Nous présentons la carte géologique de la région de Venturinlia (Penalva do Castelo, Viseu), située dans le Massif Hespéric, et où affleurent: granité porphyroïde, adamellite, aplites, pegmatites avec béryl, tantalite et phosphates, filons de quartz et alluvions. II — Le relief est déterminé non seulement par la nature pétrographique du sous-sol, mais aussi par le réseau de fractures alpidiques qui le coupent. Par érosion différentielle les aplites montrent de curieux aspects microgéomorphologiques. Curieuses également sont les boules et formes pédonculaires observées dans le granité porphyroïde et dans l’adamellite. III — Nous avons étudié des points de vue géologique, pétrographique, minéralogique, géochimique et génétique les roches et minéraux dans l’aire cartographée en portant une attention particulière à la pegmatite de Venturinha. IV — Le granité porphyroïde et l’adamellite de la région ont été étudiés optiquement et pétrochimiquement, les compositions respectives réelles et virtuelles et les paramètres magmatiques de Lacroix et Niggli ont été déterminés. Leurs plagioclases ont été étudiés avec le platine de Fédorow. A ) — L’occurrence géologique, la composition chimique et le pourcentage en An des plagioclases du granité porphyroïde et de l’adamellite montrent que les deux roches ne se rencontrent pas au dedan de la même sequence de différenciation magmatique, l’adamellite étant antérieur au granité porphyroïde. B ) — Le granité porphyroïde et l’adamellite sont en rapport avec l’orogénie hercynienne. Le granité porphyroïde doit être syntectonique tardif par l’orientation N.O.-S.E. des phénocristaux de feldspath potassique, avec des degrés divers de triclinisme. V — On trouve dans la région, encaissés dans le granité porphyroïde, des pegmatites et des aplites, parfois intimement associées. Les pegmatites et les aplites sont très rares et de dimensions très réduites quand elles sont enclavées dans l’adamellite. VI — La pegmatite la plus importante est celle de Venturinha (Fig. 3). Elle a une structure zonée, passant sans la moindre discontinuité au granité porphyroïde encaissant. Les zones mural, intermédiaire et le noyau sont particulièrement nets et bien délimités, ainsi que les masses de substitution de forme très irrégulière. Cette pegmatite a été la meilleure étudiée des points de vue structural, minéralogique, géochimique et génétique. VII — La pegmatite de la Venturinha est coupée par des failles de direction N 40° E, s’inclinant d’environ 80° par N.O., qui coincident avec une des branches de la rivière du Companheiro, et indiquent l’alignement structural alpidique des cours d’eau de la région. VIII — La minéralogie des pegmatites englobe des sulfures, des oxydes, des phosphates, des arséniates et des silicates. Dans notre étude, nous avons utilisé des méthodes optiques, chimiques, spectrochimiques, roentgénographiques, thermique différentielle, l’absorption d’infrarouges et de cristallographie morphologique. A ) — Dans les sulfures, nous avons observé de l’arsénopyrite, de la molybdénite et de la pyrite. B ) — Dans les oxydes, nous avons relevé diverses variétés de quartz, tantalite et oxydes de manganèse non étudiées en détail. C ) — Dans les phosphates et arséniates nous avons rencontré des membres de la série zwieselite-triplite, de la rockbridgéite, de l’isokite, deux variétés d’apatite, de la scorodite et de l’autunite. D ) —- Dans les silicates, nous avous étudié du grenat, du béryl, de la muscovite, de la biotite, de la chlorite, de la kaolinite, de l’albite, de la microcline et de l’orthose. La muscovite correspond au mélange des polymorphes 3 T et 2 M. E ) — On présente les analyses chimiques et les interprétations respectives de divers membres de la série zwieselite-triplite, de l’isokite, des apatites et du béryl et des spectrochimiques de quarante cinq échantillons de feldspaths recueillis systématiquement (fig. 17) dans la pegmatite de la Venturinha. F ) — On enregistre des courbes de DTA de la triplite et de l’isokite. G ) — Nous avons obtenu des spectres d’absorption d’infrarouges de molybdénite, de tantalite, de triplite, d’isokite, d’apatite, de grenat, de béryl, de muscovite, de biotite, d’albite et divers feldspaths potassiques. Les diagrammes sont caractéristiques de chaque minéral, et dans les feldspaths potassiques on note des modifications fonction du triclinisme, traduisant le plus grand et le plus petit degré d’ordennation des atomes de Al et Si dans la structure de ces feldspaths. Les pointes d’absorption des 770 cm-1 et 728 cm-1, individualisées dans les feldspaths potassiques du plus grand triclinisme, s’atténuent à mesure que celui-cidiminue, donnant pour celles du triclinisme le plus bas une bande d’absorption comprise entre les deux limites antérieures. H ) — Les méthodes optique, spectrochimique et roentgénographique de Smith (1956) donnent des valeurs comparables, au dedans des limites des erreurs expérimentales, sur la composition des diverses albites étudiées. I ) — Tous les feldspaths ont été étudiés optiquement et roentgénographiquement. Dans les feldspaths potassiques nous avons caractérisé des structures avec des degrés divers de triclinisme. Des résultats obtenus nous croyons pouvoir affirmer que la façon la plus objective de les présenter sera d’indiquer, pour chaque feldspath potassique, le triclinisme respectif. J ) — Nous avons vérifié l’étroite corrélation entre le triclinisme et la coloration des feldspaths potassiques. A l’augmentation de la tonalité rose correspond, en général, un plus grand triclinisme, les laiteux ayant un plus petit triclinisme. K ) — Pour diverses raisons, analysées en détail dans le texte, nous admettons que les perthites de Venturinha prennent origine par exsolution. L ) — La distribution du triclinisme des feldspaths potassiques dans la pegmatite de la Venturinha n’obéit pas à quelque loi particulière, paraissant ne pas avoir de raison pour, dans le cas des pegmatites, pouvoir utiliser l’équilibre orthose ⇄ microcline comme thermomètre géologique. IX — Par spectrographie des rayons X, nous avons déterminé quantitativement K, Ca, Rb, Sr et Ba en quarante-six échantillons de feldspaths potassiques et albites de la pegmatite de la Venturinha; et par spectrographie d’émission le Pb dans les mêmes échantillons. Nous avons utilisé pour tous les éléments la méthode de l’étalon interne. A ) — Les résultats obtenus après avoir transformé dans les composants Or, An et Ab et projeté dans le diagramme de Yoder et alia (1957) définissent deux aires, une dans le domaine des feldspaths riches en Ab-An et l’autre dans le domaine des feldspaths riches en Ab-Or. B ) — Après les K et Ca, ce qui apparaît en plus grand pourcentage, dans les éléments étudiés, est le Rb, suivi en ordre décroissant par Ba, Sr et Pb. C ) — En rapport avec le Rb on vérifie une nette et progressive augmentation depuis l’orthose du granite porphyroïde encaissant (480 ppm) jusqu’au noyau de quartz de la pegmatite en ce que les feldspaths potassiques arrivent à posséder plus de 2.000 ppm de cet élément. D ) — La variation de la quantité de Ba dans la pegmatite est beaucoup plus irrégulière que celle du .Rb, bien qu’on note une tendance à diminuer pour le Ba à mesure que nous approchons du noyau de quartz. E ) — Le pourcentage de Ca dans les feldspaths potassiques passe de 0,54 % dans le granité porphyroïde pour la valeur moyenne de 0,28 % dans la pegmatite. Nous n’avons pas observé, comme dans le cas du Rb, de variation graduelle du Ca au dedans de la formation pegmatitique, soit dans les feldspaths potassiques soit dans les albites dont le contenu moyen en Ca est de 0,47%. F ) — La distribution du Sr et du Pb dans la pegmatite est très irrégulière. G ) — Il y a un lien géochimique étroit entre K et Rb, K et Ba, Rb et Ba et K et Ca dans la pegmatite de Venturinha. Les raisons de l’association intime du K et du Ca observée dans la pegmatite de Venturinha figurent dans le texte. X — L’interprétation des résultats obtenus par spectrographie permet les conclusions suivantes: A ) — Le rapport K/Rb, dans les feldspaths potassiques, donne des valeurs très au-dessous de la moyenne (220-230), ce qui indique la grande différenciation atteinte dans la pegmatite de Venturinha. La distribution du K en fonction du Rb définit, d’accord avec le degré de différenciation atteint, une aire localisée à droite des courbes de dispersion normale de Ahrens et alia (1952) modifiées par Taylor et alia (1956). Les valeurs du rapport K/Rb dans les albites étudiées tombent, presque toutes, dans des limites de dispersion normale de celle-ci. B ) —On vérifie dans les feldspaths potassiques, comme Taylor et Heier (1960) l’avaient remarqué au sujet d’autres pegmatites et d’autres roches, que le rapport Rb/Ba est un bon indice de la différenciation atteinte dans la pegmatite de Venturinha. Nous avons vérifié aussi que le rapport K/Ba peut se prendre également comme indice de différenciation magmatique. Les valeurs des rapports antérieurs sont différentes dans les feldspaths potassiques et dans les albites. C ) —D’accord avec des observations de Heier et Taylor (1959-a) on vérifie un appauvrissement du Sr en rapport avec le Ca au cours de la différenciation, les valeurs élevées du rapport Ca/Sr indiquant un plus grand degré de différenciation. En représentant les valeurs du Ca et du Sr en fonction les unes des autres, nous avons vérifié qu’elles tombent dans l’intervalle de dispersion admis par Turekian et Kulp (1956) pour ces éléments. D ) — Le rapport entre le Ba et le Sr permet définir deux aires situées une à la droite et l’autre à la gauche de la ligne de corrélation établit par Heier et Taylor (1959-a) pour le rapport de ces deux éléments. XI — En se basant sur les raisons d’ordre géologique, pétrographique, structural, paragénétique et géochimique, analysées en détail dans le texte, nous avons conclu que la pegmatite de Venturinha s’est formée, dans un système pratiquement fermé, par cristallisation fractionnée dans le magma pegmatitique dérivé du magma qui a donné origine au granité porphyroïde encaissant. La séquence de cristallisation est résumée dans le tableau 32.
URI: http://hdl.handle.net/10316.2/42139
ISSN: 0870-0397
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