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Utilize este identificador para referenciar este registo: http://hdl.handle.net/10316.2/42101

Título: Pegmatitos com berilo, columbite-antalite e fosfatos da Bendada (Sabugal, Guarda)
Outros títulos: Pegmatites a beryl, columbite-tantalite et phosphates de Bendada (Sabugal, Guarda)
Beryl, columbite-tantalite and phosphate-bearing pegmatites in Bendada (Sabugal, Guarda)
Autores: Neves, J. M. Correia
Data: 1960
Editora: Museu e Laboratório Mineralógico e Geológico da Universidade de Coimbra
Centro de Estudos Geológicos
local de publicacao: Coimbra
Resumo: I — Nous présentons la carte géologique de la région de Bendada (Sabugal, Guarda) où affleurent des granités, des aplites, des pegmatites avec béryl, columbite-tantalite et phosphates, des filons de quartz, des roches basiques, et où l’on rencontre des alluvions. II — Le relief est déterminé par la nature granitique du sous-sol. Les filons de quartz et les dykes de roches basiques sont la cause de curieux aspects microgéomorphologiques. III — Nous avons étudié, aux points de vue géologique, pétrographique, minéralogique et paragénétique, les roches et les minéraux de la région de Bendada (Sabugal, Guarda), en apportant une attention particulière aux pegmatites à béryl, columbite-tantalite et phosphates. jy — Les divers granités ont été étudiés optiquement et pétrochimiquement. Nous en avons déterminé les compositions respectives réelles et virtuelles ainsi que les paramètres magmatiques. A) — Nous avons distingué et caractérisé dans cette region trois types de granité: granite porphyroïde, passant latéralement au granite albitique à grain moyen, au sein duquel se différencie une tache de granite muscovitique dont la plus grande dimension est orientée NW-SE. B) — Dans le système de classification de Johannsen, le granite muscovitique correspond à la leucogranodiorite albitique de symbole 117P, qui remplit le vide de la systématique de Johannsen. C) — Les analyses chimiques des granités de la région révèlent, depuis le granité porphyroïde jusqu’au granité muscovitique, une augmentation des pourcentages de Al2O3 et K2O et une diminution des pourcentages de FeO, Fe2O3, CaO et TiO2. Cela indique une progression, dans le cadre des séries de Bowen, vers la muscovite. Dans ces conditions, les trois granités qui se rencontrent dans la région de Bendada correspondent à des phases successives de différenciation du magma granitique initial, le granité muscovitique étant le plus moderne des trois types de granité de la région et le porphyroïde le plus ancien. D) — Les granités de la région sont en rapport avec la tectonique hecynienne. Ce fait est mis en évidence par le sous-parallélisme à NW-SE des cristaux de feldspath potassique du granité porphyro de et par l’orientation, selon NW-SE, de l’axe le plus grand de la tache de leucogranodiorite albitique. E) — Dans les granités, on a observé huit systèmes de diaclases, constitués deux à deux par deux directions perpendiculaires conjuguées. Les systèmes les plus fréquents sont dirigés N 30° E et N 60° W. V — Les formations pegmatitiques et aplitiques, presque toujours intimement associées, se rencontrent avec profusion. Elles correspondent à la phase finale acide de différenciation du magma granitique initial, mais leurs rapports d’âge sont difficiles à établir. Nous avons l’impression qu’elles doivent être contemporaines. VI — Les pegmatites granitiques sont zonées et ont une structure complexe qui, par suite des conditions déficientes de l’exploitation minière, ne peut être observée en détail. Les pegmatites les mieux étudiées ont été celles de Seixeira, Feiteira et Quinta da Ribeira. VII — Dans les pegmatites de la région étudiée se rencontrent des sulfures, oxydes et hydroxydes, phosphates, arséniates et silicates que nous avons étudiés aux points de vue morphologique, optique, chimique, roentgenographique et thermique différentiel. A) — Comme sulfures, nous avons observé ; arsénopyrite, molybdénite, pyrite et chalcopyrite ; B) — Comme oxydes et. hydroxydes, nous avons caractérisé diverses variétés de quartz, parmi lesquelles de la calcédoine, de la cassitérite, columbotantalite, cryptomélane, ramsdellite, manganite et hématite; C ) — Comme phosphates et arséniates, nous avons rencontré : lithiophylite, manganosicklérite, purpurite, triplite, rockbridgéite, fluorapatite, huréaulite, phosphosidérite, scorodite, vivianite, stewartite, strunzite, bermanite, wavellite, sabugalite, torbernite, autunite, métatorbernite et phosphuranylite. D ) — Comme silicates, nous avons caractérisé : béryl, tourmaline noire, muscovite, lépidolite, vermiculite, kaolinite, un minéral à structure alternant entre l’illite et la montmorillonite, albite, microcline et orthose. E) — Nous présentons des analyses chimiques de la lithiophylite, la rockbridgéite, l’huréaulite, la phosphosidérite, la stewartite, la strunzite et du béryl. L’interprétation de l’analyse chimique de la stewartite se montre d’accord avec la formule 12.{MnFe2''' [(OH)||(PO4)]2.8H2O} proposée par Tennyson (1956). Celle de l’analyse chimique de la strunzite de Seixeira permet d’en déduire la formule 4. (Fe2'''Mn[(PO4)|| (OH)]2.6H2O}. F) — Nous présentons les courbes thermiques différentielles de la triplite, de la rockbridgéite, de l’huréaulite, de la phosphosidérite, de la scorodite, de la stewartite, de la strunzite, de la wavellite, de la métatorbernite, de la tourmaline noire, du lépidolite, de la kaolinite et de la vermiculite. L’interprétation des courbes thermiques différentielles est donnée dans le texte. G) — Nous avons indicié les diagrammes de poudre de Debye-Scherrer des minéraux ayant une symétrie supérieure à la monoclinique. H) — Dans l’argile de décomposition des feldspaths potassiques nous avons constaté la présence de kaolinite, quartz de néoformation et d’un minéral à structure alternant entre l’illite et la montmorillonite. I) — Nous avons obtenu les speetrogrammes de rayons X de la columbotantalite et de la strunzite dont l’interprétation est donnée dans le texte. J) — Les perthites observées sont du type veiné et se sont formées par substitution. K) — Les feldspaths potassiques examinés sont le microcline et l’orthose, avec prédominance du premier. Les valeurs de triclinisme déterminées pour le microcline correspondent à la variété formée à basse température. Toutes les albites étudiées, soit optiquement, soit aux rayons X, correspondent aussi à la variété de basse température. L) — Nous avons analysé les rapports entre les feldspaths potassiques et nous avons l’impression que le microcline provient de l’orthose. M) — Admettant que les pegmatites de la région se sont formées par cristallisation fractionnée dans un système clos, nous discutons de la genèse et de la succession de la cristallisation des divers minéraux. N) — Nous pouvons caractériser les phases suivantes de la cristallisation fractionnée du magma pegmatitique résiduel: a) — Phase pegmatitique ou graphique : quartz, muscovite, albite (Ab95 An5). b) — Phase pegmatoïde : orthose, microcline, albite, quartz, béryl. c) — Phase supercritique ou hydrothermal de haute température: albite, muscovite, lépidolite, cassitérite, columbotantalite, triplite, lithiophylite, fluorapatite, quartz. d) — Phase hydrothermal : arsénopyrite, pyrite, molybdénite, chalcopyrite, huréaulite, rokbridgéite, vermiculite, quartz. e) — Fin de la phase hydrothermal et passage à la supergénique : stewartite, strunzite, bermanite, wavellite, calcédoine, kaolinite, quartz, mont./illite en alternance structurelle, torbernite, phosphuranylite, sabugalite. f) — Phase supergénique : phosphosidérite, scorodite, purpurite, sicklérite manganésifère, vivianite, métatorbernite, autunite, ramsdellite, cryptomélane, manganite, hydroxydes de fer. O) — L’ordre de succession de cristallisation des phosphates a été discuté en nous basant sur les phénomènes d’hydratation et sur la connaissance des potentiels d’oxydation-réduction des réactions: Fe'' ⇄ Fe''' + 1e et Mn''' + 1e ⇄ Mn''. P) — La faible quantité de triplite et de fluorapatite rencontrée dans les pegmatites examinées indique qu’il devait s’agir de pegmatites pauvres en fluor. VIII — Les affleurements de filons de quartz sont nombreux : A) — Ils ont une structure en chapelet ; B) — Leur direction la plus fréquente est N 20°-30° E; C) — Les filons de quartz, généralement laiteux, se sont logés dans des fractures de cisaillement, d’orientation comprise entre N 20° E et N 30° E, et dans des fractures de tension E-W contemporaines. IX — Dans la région, la métallogénie de E uranium est en relation avec les filons de quartz : A) — La minéralisation uranifère s’observe non seulement le long des fractures de cisaillement (shears), mais aussi dans les fractures de tension. B) — Aux endroits où la minéralisation uranifère est la plus intense, on note une corrosion cellulaire du quartz et une forte imprégnation d’hydroxydes de fer. C) — A Rosmaneira, la minéralisation est plus intense quand le filon de quartz est au contact de la roche basique. Cette dernière a subi une hématitisation intense. X — On trouve des dykes de roches basiques : A) — Ces dykes sont orientés suivant deux directions principales, l’une comprise entre E-W et N 70°W, antérieure aux filons de quartz, et l’autre comprise entre N 55° E et N 60° E, postérieure à ceux-ci. B) — Ce sont des dolérites augitiques, généralement très altérées. Nous avons étudié aux points de vue pétrographique et pétrochimique la dolérite augitique à biotite et analcime de Cortès Cimeira.
URI: http://hdl.handle.net/10316.2/42101
ISSN: 0870-0397
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